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LE
MEMORIAL
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| Après
le pacte de paix séparé signé en mars 1918 avec la Russie bolchevique,
et avant l'arrivée progressive des troupes américaines, le haut-commandement
et avant l'arrivée progressive des troupes américaines, le haut-commandement
allemand lance le 23 mars 1918 une gigantesque et fulgurante offensive
dont Saint-Quentin est l'épicentre. |
| L'objectif
: après s'être emparé d'Amiens et de ses voies de communication, atteindre
la Manche afin de séparer les armées française et britannique. |
| Au début,
la déroute britannique est totale, précédée par un lamentable cortège
de réfugiés. Mais les alliés se ressaisissent. |
| Dépêchés
dans la Somme fin mars, les Australiens, quant à eux, tentent de reprendre
Villers-Bretonneux le 5 avril. |
| Etrange
caprice de l'histoire, ils arrêteront définitivement la poussée allemande
en Picardie le 25 avril, 3ème anniversaire de l'Anzac Day... |
| Après
un face à face de plus de 3 mois durant lesquels se situe la brillante
affaire de Le Hamel (4 juillet), le corps expéditionnaire australien
"libère" une large partie du Santerre, au-delà de Péronne
jusqu'à Montbrehain (Aisne). |
| Son
rôle a été localement décisif dans la conduite de la guerre qui se terminera
par la signature de l'armistice près de Compiègne le 11 novembre 1918. |
| Après
la guerre, à l'instar de tous les pays de l'empire britannique, l'Australie
décide d'ériger son mémorial national à Villers-Bretonneux, symboliquement.
L'inauguration eut lieu en juillet 1938. Depuis 1916, la commémoration
de l'Anzac Day donne lieu à des manifestations régulières, officielles
et émouvantes, où l'Australie trouve l'affirmation et la justification
de la majeure part de son histoire et de sa propre culture, celle d'un
pays jeune avide de son identité dans ce monde contemporain. |